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Un jeune duo bien prometteur » Les personnages "SWEET WAY" c'est un duo : représenté par Édouard PHANIS et Laurent KREBER. Il y a quatre ans, déjà, que le public découvrait leurs voix. Une musique, variée, issue des rythmes Guyanais, Antillais, Haïtiens, Américains et d'un mélange de voix et de cultures.
A l'aube de la sortie de leur nouvel album, en cet été 2008, voici l'heure du nouveau défi, de l'émancipation, l'heure de se confirmer, l'heure de poursuivre le fameux chemin « SWEETWAY », (avec toujours autant de montagnes à gravir). Pour nos deux jeunes chanteurs guyanais, tout débute maintenant.
Dès l'instant où tu liras ces quelques lignes, et que tu écouteras les premières notes de leur nouveau morceau « FOLLOW ME » (suit moi), - (ce n'est plus une invitation mais bien un appel, un appel à la découverte de ce nouvel album « AUTREMENT ») - tu comprendras qu'un nouveau tournant vient d'être pris. z/ En effet SWEETWAY se trouve maintenant en harmonie avec ce qu'ils ont toujours cherché et qui se réalise aujourd'hui avec la signature d'une production « SWEETWAY » et oui !
Cette concrétisation a pu se faire avec l'aide de Thierry DELANNAY, (compositeur de renom que l'on retrouve sur de nombreux albums, comme par exemple Princess Lover, Fanny J ou encore Warren) qui a su diriger cet opus dans un savant mélange de Zouk, Reggae, R & B ou encore de soul, sans oublier la diversité apportée par les compositions de l'équipe MUSEEKAL ID, producteur et compositeur de WENDEE, (finaliste de la Popstar), ou encore de K'R'L, compositeur que l'on retrouve sur diverses « compils » de zouk, notamment la dernière en date : KONNECTING ZOUK 2.
Aux ch½urs, pour certains morceaux, on peut retrouver la voix incontournable de la charmante Linda REY. La satisfaction éprouvée à la sortie de cet album, écrit et produit par « SWEET WAY », dont un morceau écrit par WARREN (Avec le temps), ne doit pas nous faire oublier les refrains du début (Emmène-moi, Sans recours...).
La reconnaissance de leur travail, surtout lors du passage à l'émission « 9 semaines et un jour », a été un facteur déterminant dans leur choix de venir travailler à Paris. Aujourd'hui, le choix fait et l'album en mains, conforté par une réalisation impeccable, « SWEET WAY » nous revient plus investi que jamais, car il est possible que tout l'or de Guyane ne se trouve pas forcément sous terre.
Alibi Montana n'est pas n'importe quel rappeur. Originaire de la Courneuve, ce jeune rimeur français s'est d'abord s'imposé hors des grandes maisons de disque. Au sein du label Menace Records, ce routard de l'underground a bâti sa notoriété armé d'un rap de rue impulsif et efficace comme en attestent ses albums
T'as ma parole (1999), 1260 Jours (2004), Numéro d'écrou (2005) ou encore Rue (2006), signé en collaboration avec LIM. De fait, Alibi Montana est au c½ur d'une nouvelle génération de rappeurs français, un de ceux qui ont insufflé un renouveau artistique dans le rap de la fin des 90's pris en tenailles par des modes. Le rap vient de la rue et Alibi est de ceux qui l'y ramène, armé de propos sans concessions et de rimes taillées au couteau, trimballant avec lui un portrait sans fard de ce ghetto français qu'on veut nettoyer au Kärcher.
Belle ou pas, la réalité est brute et authentique entre les mots d'Alibi qui s'est forgé un style unique à base d'images saisissantes, de paroles simples et crues mais directes écrasées sur le fil de dictions complexes. Droit au but. Pas de rime pour la rime chez ce « Victor Hugo en Air Force One », comme il s'intitule lui-même.
Révéré par ses pairs de Vitry à St Denis, ce jeune rappeur de 28 ans représente la rue comme personne. Controversé pour ses propos à l'encontre de Nicolas Sarkozy ou pour sa prise de bec avec le député François Grosdidier (débouté par la justice), Alibi Montana demeure dix ans après ses premières marques discographiques un témoin inébranlable de la situation sociale dans laquelle vit une partie de la population française. Un discours plus que jamais légitime dans la France moderne. Un discours que la rue a choisi pour la représenter.
Mais après avoir inondé les rues et atteint des scores plus que satisfaisants pour un indépendant, le rappeur se devait de porter son rap de rue vers un auditoire plus large. C'est naturellement qu'il signe en 2007 sur le label Because, qui abrite déjà ses compère Keny Arkana, Mac Tyer (Tandem) ou encore Sefyu, une marque capable de porter son rap vers les sommets.
Le pari est désormais double : représenter la rue tout en la dépassant. Toujours habité par cette rage qui fait tenir sa plume depuis le début, Alibi Montana fait preuve sur Inspiration guerrière d'une ouverture qu'on ne lui connaissait pas. S'il ne renie pas l'illicite dans lequel il a baigné, il célèbre aussi l'honnêteté de ceux qui se lèvent à 7h pour nourrir une famille.
Aux phases hardcores du single coup de poing « Street Fight » ou de « Ghetto Rap » répondent ici les rimes claires de « J'ai vu » ou d'un « Hymne du travail » lucide (« Y'a pas de sous métiers / Y'a que des hommes et des femmes qui ont du mérite, en vérité »). Il regarde toujours le monde depuis sa banlieue mais ne laisse désormais personne de côté, convoque travailleurs et dealers, mecs de quartiers ou bourgeois et chronique la vie, la vraie, telle qu'elle se vit en France et ailleurs.
S'il a finalement peu à prouver sur le terrain guerrier qu'il occupe depuis dix ans, le challenge est ici, lorsqu'en face d'un rap martial sa plume se risque sur des terrains sensibles souvent délaissés par le rap français. Sur « Loin des yeux, loin du coeur », une forme d'auto-fiction inspirée de sa vie, il échange avec Diams des rimes poignantes, dressant le portrait complexe d'un couple brisé, séparé par les barreaux d'une cellule. La vie des siens, côté sombre.
C'est ici que le rappeur réussit son pari, amenant le rap de rue au plus haut. Sortant le rap de son ghetto, il reste parfaitement connecté à ses racines. Epaulé par des invités prestigieux comme Diams, Sinik ou Lord Kossity, trois acteurs majeurs du rap français, il ne délaisse d'ailleurs pas ses anciens collègues de Menace Records qu'il invite également.
Mise en sons par Synkronik, Track Invaders ou Medeline, la production d'Inspiration guerrière révèle aussi cette ouverture, capable de tailler des brûlots hardcores autant que de glisser sur des pianos souples, à l'image des notes discrètes qui referment l'album sous un slam majestueux (« Ma rue slammée »). De cet alliage tenace de rimes rageuses et de lucidité naît un rap de rue cohérent, alliant égotrips cinglants et introspections touchantes.